Collège de Bourget
65, rue Saint-Pierre,
Rigaud (Québec ) JOP 1P0
Expérience dominicaine
5 au 12 mars
2006
Une expérience inoubliable!
Définitions de mots et évènements importants durant la semaine
Un batey : est un espace, un peu comme un village, où vivent les braceros, les coupeurs de canne à sucre et leur famille, principalement haïtienne. Ces villages improvisés au cœur des plantations de canne à sucre. On en retrouve environ 400 en République dominicaine.
Un bidonville : agglomération de baraques, maisons en tôle sans hygiène où s’entasse la population misérable d’une ville.
Les familles dominicaines : Nous avons été hébergé deux élèves par famille pendant toute la semaine.
Les soirées de réflexions : il s’agissait de faire un retour sur le vécu de notre journée en discutant de nos impressions, pensées et nos sentiments. La réflexion est un élément pour que chaque personne verbalise ce qu’ils ont vu. Pour clore les soirées, il y avait des chansons, prières où des méditations.
Les coordinateurs dominicains : ils nous ont accompagnés durant séjour du début jusqu’à la fin.
Dimanche, le 6 avril : Jour 1
L’arrivée dans un nouveau pays : la République dominicaine
Nous sommes partis extrêmement tôt vers 3h30 pour l’aéroport de Dorval, à Montréal. On s’est retrouvé, tout le groupe au complet mais avec deux nouvelles personnes; François le guitariste et Monsieur Laurin, l’oncle de Ginette. Le voyage en avion n’avait pas divertissant mais dès l’arrivée à Santo Domingo on a tout de suite senti la chaleur, l’amitié et la gentillesse. Pendant le voyage en guagua, on a pu avoir un aperçu du paysage de la République dominicaine et du milieu social dans lequel vit le peuple.
En arrivant à San Pedro de Marcoris (1 heure de l’aéroport) et descendu de l’autobus, je me demandais si nous avions tombé dans un trou. Mais j’ai réalisé qu’à la fin du voyage, ce milieu s’était transformé en fleur unique et inestimable.
Après la « petite » visite des maisons et la famille avec laquelle on habiterait pendant une semaine, Marc-Antoine et Jean-Christophe et moi sommes installés dans notre chambre meublée d’un seul lit double pour les trois. Par après, on est sorti dans la rue pour connaître le voisinage et les gens habitant aux alentours. C’est à ce moment-là que nous avons fait la connaissance de Dany, un élément important de notre séjour. En faisant un tour de quadrilatère, on admirait avec quelle joie et talent, les gens jouent au base-ball. Je pouvais maintenant comprendre pourquoi San Pedro de Macoris est la capitale du base-ball en République dominicaine. Ensuite, on a joué au ballon avec plusieurs enfants qui avaient du plaisir infini. On a soudainement aperçu, la pauvreté des gens. Il y avait des Dominicains qui marchaient sans souliers sur les pierres. Nous avons aussi remarqué l’état de leurs vêtements, vieux, troué et déchiré. Mais néanmoins, ceci ne les empêche pas à trouver la joie de vivre.
Durant notre première soirée, nous nous sommes assissent sur véranda en observant le peuple dominicain et nous avons continué à connaître notre famille.
Étienne Bolze
Jean-Christophe Lemay-Girard
Lundi le 6 mars : Jour 2
Une semaine dure en émotions. Mais au niveau des odeurs, oui, oui, les odeurs, je ne crois pas qu’on ait eu à expérimenter pire que le marché.
Vers 9 :30, on s’est dirigé au centre-ville (San Pedro de Macoris) en motocyclette. Si on avait pu recommencer, je serais embarquée n’importe quand. Enfin, nous sommes arrivés en ville, où on a visité le marché. Au début, ce n’était pas trop pire. On ne voyait que des aliments comme du riz et des céréales. Il y avait aussi des fruits et des légumes. C’est lorsque nous sommes entrés dans la section de la viande qu’on a eu d’après moi, un grand choc. La viande était exposée à l’air libre, au chaud et les mouches se déposaient partout sur la nourriture. Des poulets déplumés étaient étalés sur les tables. Une tête de vache a moitié déplacée, une tête de cochon et des poulets entiers nous ont été montrés. C’était tout simplement dégoûtant. Pas seulement le fait de voir cela ou de le sentir, mais aussi de savoir que les gens vont là-bas et achètent cette viande pour leur famille. L’idée est dégoûtante et ils devraient faire quelque chose. Heureusement, il y a aussi des sortes d’épiceries, où c’est beaucoup plus propre. On a ensuite visité la ville. On nous a montré et décrit plusieurs bâtiments. On a vu des funérailles. Les gens touchés défilent dans la rue derrière la voiture funèbre. C’était différent et touchant. On s’est rendu compte que même si la religion catholique est prédominante là-bas, on peut quand même trouver d’autres religions comme le protestantisme. D’ailleurs, là où on était assis pour prendre une photo de groupe et se reposer un peu se trouvait une femme qui priait. Ce sont des prières bruyantes, mais que l’on doit respecter quand même.
Après avoir mangé dans nos familles extraordinaires, nous sommes allés au « bateys ». Nous nous sommes divisés en deux groupes et avons visité deux bateys différents. Dans ce lui où j’étais, les enfants ont accouru pour nous prendre la main et faire un bout de chemin avec nous. On ne savait pas trop comment réagir face à ce phénomène inhabituel chez nous, au Canada. Par contre, on s’est rapidement degênés et avons pris les mains des enfants, on les a pris dans nos bras et les avons fait passer un moment favorable et peut-être même permis d’oublier un peu leur misère. On a visité des maisons et on a pu voir que les gens étaient fiers de nous montrer leurs maisons. Ce n’était qu’un avant-goût et nous avons vécu avec la joie de pouvoir partager la misère des familles. On a eu un choc, mais on ne savait pas ce qui nous attendait le lendemain.
Zoé Bélisle-Springer
Marc-Antoine Daigneault
Mardi le 7 mars : Jour 3
Le Batay : Las Pajas
« À faire flamber des enfers dans tes yeux ». Voilà à quoi peut ressembler à une journée de voyage au batay de « Las Pajas ».
Par un beau mardi matin, nous nous levons pour prendre la guagua à 8h00. Le trajet de l’enfer du plaisir commençait Cela prend environ 1 h 30 de transport à travers les routes et les champs de canne à sucre.
Une fois rendu là, on se rend compte que la vie de ces gens est totalement différente de la nôtre. Parfois choqué, mais plus souvent heureux, le seul sentiment que nous avons eu le cœur chaviré, tout le monde s’amusait avec peu mais, le sentiment était une chose que je ne peux décrire. La satisfaction était si grande. Autant les enfants, que la période destinée aux tresses dans les cheveux étaient agréables.
Mais, une des choses qui m’a frappé fut le fait qu’il y avait un professeur pour une école, composé dans seulement une salle de classe. Environ une quarantaine de jeunes enfants de différentes années scolaires y étudiaient durant des heures différentes. C’est loin d’être la réalité des professeurs au Québec. Le professeur sur place est la personne la plus inspirante et plus dévouée en enseignement que je n’ai jamais connu.
Finalement, après avoir mangé, s’être amusé, se faire tresser par les enfants et de ne pas comprendre leurs conditions de vie au batey; il a fallu qu’on mettre fin à notre très belle journée là-bas.
Une fois revenu dans notre quartier, se fut le temps d’une courte pause de 17h30 jusqu’à 18h45. Par la suite, il fallait se rendre à l’église du quartier pour faire une réflexion de groupe. On a pu entendre différents commentaires des personnes de groupe. Mais, cette journée peut être résumée en un seul mot : l’impuissance. Malgré tout, les gens qu’on voyait avaient une joie de vivre incroyable que nous ne retrouvions pas au Québec. Ils n’ont pas le 1/10 de ce que nous avons. Cette journée nous a permis de voir au-delà des apparences.
Finalement, dans cette journée, il y a eu deux anecdotes qui ont marqué l’attention. La première fut le chauffeur de la guagua à demander à tout le monde dans le groupe de descendre de l’autobus car il fallait traverser un pont. Le pont n’avait pas l’air du tout solide. La deuxième, fut quand un petit enfant est allé chercher des noix de coco dans un cocotier. Il l’a grimpé jusqu’à environ une dizaine de mètres sans corde. Sans rien à l’exception de sa machette. Cela fut très impressionnant.
Ives-Hugo L. Lanoie
Dominique H. Gerbeau
Mercredi le 8 avril : Jour 4
Christophe Colomb et les bidonvilles
Pour débuter la journée, nous sommes allés visiter le Fort Colomb. Rendus au monument, nous avons rencontré notre guide de la journée, Dominique. Il nous traduisait les messages empreints de souffrances que les gens essayaient de nous faire comprendre. De la vue d’en face du monument, nous pouvons voir la ville pittoresque de Santo Domingo et sur le côté, la Pape mobile. Ce monument a été construit pour commémoré Christophe Colomb, explorateur premier de la République dominicaine.
Après cette courte visite, nous nous sommes dirigés vers les bidonvilles. Les bidonvilles appelés les « Barrios », sont un endroit très pauvre que nous sommes allés visiter. Plus nous descendions vers le bas des barrios (car les maisons sont construites sur une colline avec une rivière au bas), plus de souffrance était présente. Nous pourrions comparer cet endroit à une poubelle, il n’y a pas grande différence car les gens habitent dans des déchets. Cette journée fut marquée par la tristesse des enfants malheureux. Pour la première fois de notre séjour, on a vu des enfants qui n’essayaient pas de cacher leur tristesse derrière des faux sourires. C’était leur façon de nous transmettre leur façon de vivre. Ils étaient couchés par terre comme les déchets qu’on ne remarque pas à peine tellement il y a en a.
Ensuite, nous sommes allés visiter une cathédrale, la première construite en Amérique. Nous devions s’habiller propres; de longues jupes et de pantalons propres. Ce bâtiment était très grand et rempli de choses avec une histoire très intéressante.
Cette journée mouvementée fut terminée par quelques achats typiquement dominicains. Le marchandage était quasi-obligatoire, une vraie partie de plaisir. Après la réflexion à la fin de la journée, certains parlaient du marchandage comme une forme de vol et d’autres ont tout simplement joué au jeu.
Aujourd’hui a été mémorable. Avec le recul, on se rend compte que nous avons de la chance d’avoir vu cette souffrance, car aucun documentaire, photos ou autres ne peut expliquer ce que nous avons vraiment vécu.
Alexandra D. Stonehouse
Annie-Pier Dunn
Jeudi, le 9 mars : Jour 5
La plage
Depuis le début de la semaine, les jeunes voulaient aller nager dans la mer et se faire bronzer au soleil. Voilà la journée idéale. L’hôtel Barcelo Capella est situé sur la plage Juan Dolio, à 15 minutes de San Pedro de Macoris.
De 10h00 à 17h00, le soleil frappait nos corps blanc. Nous avons pris le temps de laver, bien manger, profiter du soleil, danser, aller à la salle de bain, se faire tresser, se faire écoeurer par des marchands, du surf, rester à l’ombre afin de se reposer.
Cette journée, n’est pas la plus importante de l’expérience dominicaine. Cependant elle est bien méritée.
Ginette Berthiaume
Vendredi, le 10 mars : Jour 6
Les petites visites à San Pedro de Macoris
Nous avons choisi de parler du vendredi car nous trouvons que cette journée est importante dans le voyage et qu’elle est surtout intéressante. Pour commencer, la première visite de la journée est l’hôpital. C’est tout près d’où on demeure alors nous y allons tous ensemble à pied.
Rendus là-bas, nous avons une visite complète de l’hôpital. Un monsieur qui se trouve là-bas nous montre tous les endroits précis de l’hôpital, donc beaucoup de choses. Pendant cette visite Delphine s’est évanouie à la bonne place, car elle a pu voir un médecin tout de suite pour la soigner. Ce n’était pas parce qu’elle a vu des gens malades mais parce qu’elle n’a pas aimée le déjeuner et elle n’a pas mangé. Après cet incident, nous avons arrêté la visite car les autres membres du groupe ont été perturbés de voir dans quel état ils soignent les gens. Tout de même, nous avons pu voir comment les gens allaient se faire soigner. C’était bizarre de voir 5 à 8 femmes dans la même salle d’accouchement, car elles devaient accouchées tous ensemble dans le même endroit. Ce n’est pas très propre, les lits sont vieux, rouillés et pas recouvert de draps. La visite est très bien faite et c’est intéressant de voir comment ça se passe dans les autres pays.
Nous retournons ensuite à nos maisons et puis en milieu d’après-midi, nous sommes rendus dans une petite école tout près. Nous avons visité environ 4 classes et parlons, chantons et dansons avec les enfants. Nous restons à la récréation pour jouer avec les enfants et nous rentrons à la maison.
Une réflexion finale a lieu le soir, avec le parrainage universitaire. Nous avons pu rencontrer la personne qu’on parrainait. Cette personne étudie en droit pour devenir un avocat. Il nous a raconté sa vie, ses objectifs et pourquoi il voulait se faire parrainer. C’était très intéressant. Puis, la journée se termina.
Natacha Cazalis-Landry
Delphine Peeters
Samedi, le 11 avril : Jour 7
Les petits enfants et la fête
Ce matin, nous nous sommes rendus pour 9h00 à l’église où un « guagua » (autobus publique) nous attendait afin de se rendre à Nuestros Pequeños Hermanos, un orphelinat. Rendus à l’orphelinat, nous nous sommes rendus dans la maison principale, où nous a expliqué le fonctionnement de ce bâtiment, ainsi que l’origine de l’organisme. On nous a raconté des récits sur ce que les enfants ont subi avant de devenir membres de cette grande famille. Par exemple, on nous racontait qu’une jeune fille avait vécu avec sa mère jusqu’à l’âge de 9 ans. Celle-ci lui reprochait sans cesse sa naissance, que si elle n’avait pas été là, elle aurait eu une vie meilleure, que sa tristesse était de sa faute,…Cette petite fille recevait des insultes et des coups à longueur de journée. Le jour où l’organisme est venu la chercher, elle était couchée en boule sur le lit dans une chambre noire enfermée à la journée longue. Depuis quelques temps, elle habite à Nuestros Pequeños Hermanos, cependant elle ne parle à personne et reste en permanence seule.
Après cette heure d’information, nous nous sommes divisés pour aller visiter différents groupes. Les jeunes avaient une joie de vivre très forte, malgré le peu qu’ils ont. On a joué au ballon, à la corde à danser, et à d’autres jeux. Ensuite tout le monde s’est réuni au terrai de basket-ball où on a continué à jouer à différents jeux. On leur a appris un jeu de main et à notre grande surprise, ils en connaissaient plusieurs qu’ils nous ont vite appris. Une petite qui avait besoin d’aller à la toilette m’a emmené avec elle. Il n’y avait pas de porte, mais c’était tout de même propre. Lorsqu’elle a eu finit, la madame l’a chicanée car elle n’avait pas tiré la chasse d’eau. On peut dire que même s’ils ont peu, l’hygiène est importante. Puis le moment des chansons a commencé. Ils nous ont chanté deux chansons en espagnol, puis ce fut notre tour. Ensuite nous dûmes partir à grand regret. Ce regret provenait en général du fait que chaque personne aurait voulu pouvoir aider, soit en réparant un objet ou en peinturant les murs qui étaient affreux. Nous n’avions pas malheureusement le temps, ni le matériel pour le faire.
Nous sommes retournés en famille pour dîner et ensuite ce fut la dernière réflexion. Au début nous devions évaluer le projet. Ce qui a pris environ 20 minutes. Puis nous nous sommes mis en rond pour discuter. Il fallait dire un mot qui représentait les enfants. Ensuite, chaque personne devait dire ce qui l’avait le plus marquée lors de la semaine. Certains ont parlé de la joie des enfants, de l’accueil des personnes, de la misère des batays et des bidonvilles. L’émotion était très intense. À la fin de la réunion, les animateurs nous offraient une croix et un bracelet. Chaque personne est montée à leur tour, prenant ce cadeau et les remerciant.
De retour à notre famille, nous avons mangé et nous nous sommes préparés pour la fiesta (fête). Au lieu de la fête, les dominicains et dominicaines nous ont appris à danser à leur manière. Pour permettre un moment de repos, trois animateurs nous ont chanté une chanson, puis notre groupe a aussi chanté une chanson qu’on avait auparavant pratiquée « La Bamba ». La soirée a pris fin vite parce qu’il y a eu une panne d’électricité (très fréquente). Cette soirée a été inoubliable pour la majorité du groupe. Cette soirée nous a vraiment permis de connaître une autre partie de leur culture si différente de la nôtre, mais tellement jolie.
Anaïs Dubois-Morin
Caroline Mayotte
Dimanche, le 12 mars : Jour 8
Le retour au Canada
Tous bons moments ont une fin! Après une semaine d’apprentissage, de joie et tristesse, l’expérience dominicaine se termina. Cette journée là, la tristesse était plus présente. On a dit au revoir aux coordinateurs, à nos familles dominicaines et à nos nouveaux amis. C’était maintenant le temps de retourner à la réalité, de retourner au froid du Québec, à la chaleur de nos foyers et de nos vraies familles.
Laura Khan
Geneviève Berthiaume
Participants :
Zoé Bélisle-Springer
Geneviève Berthiaume
Étienne Bolze
Natacha Cazalis-Landry
Alexandra D.Stonehouse
Marc-Antoine Daigneault
Anaïs Dubois-Morin
Annie-Pier Dunn
Dominique H. Gerbeau
Laura Khan
Ives-Hugo L. Lanoie
Jean-Christophe Lemay-Girard
Caroline Mayotte
Delphine Peeters
Animateurs:
Ginette Berthiaume
Jean-Sébastien de la Chevrotière
Quelle belle semaine!!!!
Le Batay
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